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Discrimination en cours par Condition Féminine Canada

Notes de terminologie: Les auteurs de cet article semblent définir implicitement le «féminisme» comme étant anti-vie et anti-famille, d'où la connotation péjorative donnée ici à ce terme. Bien sûr, il ne s'agit absolument pas d'être contre la dignité de la femme, au contraire!

Aussi, dans ce texte, nous utilisons le néologisme «vir» pour signifier «personne humaine de sexe mâle».

Depuis la fondation des VRAiEs femmes du Canada en 1983 (pour la Vie, Réalistes, Actives, et Égales), on a dû composer avec le fait que les groupes féministes anti-famille et anti-vie ont été généreusement subventionnés par le Programme des femmes à Condition Féminine Canada du gouvernement fédéral. Des centaines de millions de dollars du contribuable ont ainsi été canalisés vers ces groupes féministes, depuis le début de ce Programme en 1973. Les subventions aux groupes féministes leur ont permis de devenir des agents de changement pour promouvoir le féminisme partout au Canada. Suite à cela, les féministes sont plus influentes au Canada que partout ailleurs au monde.

Au contraire, à part quelques petites subventions du Programme des femmes, les VRAiEs femmes ont du s'auto-financer à partir de nos cotisations de membres et des dons reçus de nos membres et partisans. Aussi généreux que soient nos membres, cela signifie quand même que nous avons des revenus limités, et que nous ne pouvons absolument pas lutter à armes égales contre les féministes.

Tel que décrit dans les numéros récents de REALity, les VRAiEs femmes ont fait la demande, selon la Loi sur l'accès à l'information, aux documents concernant le financement des groupes féministes par le Programme des femmes à Condition Féminine Canada.

Les documents que nous avons reçu révèlent l'abus de pouvoir de l'ancien gouvernement libéral dans le financement des groupes exclusivement féministes. Cette politique de financement DOIT cesser.

Le 4 avril 2006, les VRAiEs femmes ont envoyé une lettre décrivant les politiques discriminatoires du Programme des femmes et du Comité permanent sur le statut de la femme à tous les députés «favorables», incluant des Conservateurs, de même que certains députés Libéraux et Bloquistes qui appuient la cause pro-vie et pro-famille.

Une copie de notre lettre aux députés suit. Elle décrit ce financement scandaleux à l'appui de groupes d'intérêts féministes, et soulève aussi des objections au ré-établissement du Comité de la Chambre des commmunes sur le statut de la femme.


Le 4 avril 2006

Monsieur le député, Madame la députée,

LES POLITIQUES DISCRIMINATOIRES DE CONDITION FÉMININE CANADA

Depuis 1973, les contribuables fédéraux ont payé des centaines de millions de dollars aux organismes exclusivement féministes par la voie du Programme des femmes à Condition Féminine Canada du Canada. L'énoncé de mission de Condition Féminine Canada est de «promouvoir l'égalité des genres et la pleine participation des femmes dans la vie économique, sociale, culturelle et politique du pays». En pratique, toutefois, seuls les objectifs féministes et les femmes féministes se font aider par l'agence. Les autres organismes de femmes, qui ont un point de vue différent du féminisme, se font refuser le financement et la reconnaissance.

Condition Féminine Canada refuse de subventionner des organismes qui ne sont pas féministes, supposément parce qu'il ne subventionne que des organismes de femmes qui «recherchent l'égalité», et que selon son opinion, seul des organismes féministes recherchent l'égalité pour les femmes. Ceci est hautement discriminatoire puisque la plupart des femmes appuient l'égalité des femmes - mais qu'il y a des manières différentes d'interpréter et d'atteindre cet objectif. Par exemple, la promotion de l'égalité de la femme est un des objectifs inclus dans les Motifs de l'incorporation pour les VRAiEs femmes, néanmoins, Condition Féminine Canada ne considère pas notre organisme comme «recherchant l'égalité».

Les organismes féministes, toutefois, ne représentent pas les femmes canadiennes en général, mais plutôt un groupe d'intérêt de femmes dont l'idéologie est celle du féminisme. L'idéologie féministe n'a pas, et n'a jamais eu l'appui de la vaste majorité des femmes canadiennes. Ainsi, ce financement du groupe d'intérêt de féministes par Condition Féminine Canada est hautement biaisé et discriminatoire, et fausse les règles du jeu pour tous les autres organismes de femmes au Canada.

À cause de ses politiques discriminatoires, le Programme des femmes de Condition Féminine Canada n'a accordé que quelques subventions symboliques aux VRAiEs femmes du Canada au fil des ans, et même ces petites subventions ont cessé complètement en 1996. Les VRAiEs femmes du Canada n'ont pas non plus été invitées à participer aux activités appuyées par Condition Féminine Canada. Une exception s'est produite au mois de décembre 1999, lorsque Condition Féminine Canada a parrainé une Consultation sur l'égalité des genres («gender equality», NDT), à laquelle les VRAiEs femmes ont été invitées. Toutefois, les participantes féministes à cette conférence, dont les organismes dépendent entièrement des subventions du Conseil pour survivre, ont insisté pour que l'invitation faite aux VRAiEs femmes soit retirée. Lorsque notre représentante a refusé de quitter la conférence, les participantes féministes l'ont isolée, ignorée et ensuite conspuée, et l'ont empêchée de participer à la conférence de quelque manière que ce soit. Depuis cette conférence, les VRAiEs femmes n'ont plus été invitées à partiper à d'autres conférences parrainées par le Conseil du statut de la femme, même si notre organisme représente les points de vue de plus de 55 000 femmes Canadiennes.

L'étendue du financement aux organismes féministes

Une demande a été faite selon la Loi sur l'accès à l'information, concernant le financement par Condition Féminine Canada durant la décennie 1992-2002. Une autre demande a été faite selon la Loi pour l'information de financement de l'excercice financier 2004-2005.

Selon ces documents, des centaines d'organismes féministes reçoivent des subventions à chaque année, par le Programme. Par exemple, seulement entre 1997 et 2003, voici le nombre de destinataires et le total des montants qui leur ont été consentis par Condition Féminine Canada:

Année Nombre de destinataires Montant
1997-1998 343 $ 8 286 059
1998-1999 262 $10 321 916
1999-2000 207 $ 8 502 412
2000-2001 227 $ 9 810 390
2001-2002 215 $10 385 851
2002-2003 222 $12 297 090

Les organismes subventionnés par Condition Féminine Canada comprennent les organismes féministes nationaux, provinciaux et régionaux, tels que:

La section juridique de l'organisme féministe The Legal Education Action Fund (LEAF) a reçu $900 334 durant la décennie 1992-2002, ce qui lui a permis d'intervenir dans les dossiers devant les tribunaux, et de démarrer leurs propres contestations judiciaires. Au contraire, les VRAiEs femmes ont dû financer leurs interventions pro-famille devant les tribunaux.

Le National Association of Women and the Law (NAWL) a reçu $1 648 318 durant la même décennie. Durant l'exercice financier 2004-2005, cet organisme a reçu une subvention supplémentaire de $474 879.

Le National Action Committee on the Status of Women, (NAC), le groupe de coordination des organismes féministes au Canada, a reçu $984 551 durant la décennie 1992-2002, et durant l'exercice financier 2004-2005 un $150 000 supplémentaire.

Les groupes de démarchage en faveur des garderies, tel que la Fédération canadienne des services de garde à l'enfance, et le Child Care Advocacy Association of Canada, ont reçu $1 362 209 entre 1992 et 2002. Ces organismes forment le groupe de pression pour un plan de garderie national tel que proposé et implanté par l'ancien gouvernement Libéral. Durant l'exercice financier 2004-2005 ces groupes de revendication pour les garderies ont reçu un autre $483 753 du Programme des femmes. Cette grosse subvention a été accordée au moment où le gouvernement Libéral négociait avec les provinces pour un programme national de garderies.

Le 16 février 2006, le Child Care Advocacy Association of Canada, financé par l'argent des contribuables, a démarré une campagne à la grandeur du pays appelée «Code Bleu» pour faire du démarchage («lobbying», NDT) et travailler en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi qu'avec les parlementaires, afin d'empêcher l'actuel gouvernement Conservateur d'annuler les ententes fédérales-provinciales sur les garderies, faites l'année dernière par l'ancien gouvernement Libéral.

Il est important de noter que ces groupes de revendication de garderie ont le plus à gagner d'un programme national de garderies, puisqu'un tel programme leur donnerait la sécurité financière en les mettant sur la liste de paie du gouvernement, avec un revenu stable et des avantages sociaux.

Dans la période de 20 mois précédant le 4 décembre 1998, les organismes de lesbiennes ont reçu $250 918. Durant l'exercice financier 2004-2005, un $90 280 a été accordé à une association homosexuelle-lesbienne.

524 refuges pour femmes battues au Canada ont été subventionnés par le Conseil, même si ces refuges sont de juridiction provinciale. Ces centres pour femmes servent d'agent de changement pour les féministes dans les communautés partout au travers du Canada. Les féministes prétendent que ces refuges servent à protéger contre les aggressions mâles, malgré le fait qu'une étude de Statistique Canada, publiée en juillet 2003, a montré que plus de virs étaient tués, blessés ou menacés par leurs partenaires en 2001 que dans les années précédentes. L'étude «La violence familiale au Canada», financée par la Federal Family Violence Initiative, a trouvé que la violence conjugale avait augmentée autant pour les femmes que les virs. En 2001, il y a eu 344 incidents par 100 000 femmes, et pour les virs, il y a eu 62 incidents par 100 000, une augmentation de 40% comparé à il y a six ans. Même s'il y a eu plus d'incidents d'agressions contre les femmes, cela ne signifie pas que les virs devraient être négligés.

L'organisme pro-avortement BC Pro-Choice Action Network, a reçu initialement $60 220 durant la décennie 1992-2002. Toutefois, en 2004-2005, il a reçu $27 400. Selon l'information sur leur site web, la porte-parole de cet organisme, Joyce Arthur, a dit que l'opposition à l'avortement «vient surtout des justifications religieuses pour opprimer les femmes» et est causée par «le besoin de maximiser [le nombre de membres de l'Église catholique] afin de conserver leur influence mondiale et leur richesse». Cet organisme pro-avortement a aussi accusé les chrétiens pro-vie d'être des «fanatiques religieux» qui «ne font rien ou presque pour les enfants une fois qu'ils sont nés». Elle a dit que les chrétiens pro-vie sont «anti-femme et anti-enfant», et avaient des points de vue «non informés, sexistes et cruels». Elle a aussi accusé les chrétiens pro-vie «d'être incapables de compassion, ce qui engendre l'intolérance, les crimes motivés par la haine, et la guerre». Mme Arthur a aussi dit, selon le site web, que l'attitude des pro-vie envers les femmes est comme «l'attitude du négrier envers les noirs, et l'attitude des Nazis envers les juifs». Qu'un organisme, qui exprime des points de vue aussi bornés, soit subventionné par l'État est une offense honteuse et impardonnable envers les contribuables canadiens.

L'organisme faisant la promotion de la décriminalisation de la prostitution au Canada, c'est-à-dire le Canadian National Coalition of Experiential Women (CNCEW), a reçu $325 000 pour militer activement en faveur de la décriminalisation de la sollicitation pour la prostitution. Durant l'exercice financier 2004-2005, cet organisme a reçu un autre $322 646 du Programme des femmes. Cette grosse subvention a été faite au moment où le gouvernement Libéral avait formé un sous-comité au Comité de la justice pour étudier la question de la prostitution. Ce Comité a recommandé que la prostitution soit décriminalisée.

Le Comité permanent sur le statut de la femme au Canada (FEWO)

Féministes enragées Bébés chialeux
«Le 25 septembre 2006, le gouvernement de Stephen Harper a annoncé une coupure de 5$ millions (40%) au budget de Condition Féminine Canada.»
Certaines féministes ne rigolent pas. (Source: [lien brisé] www.thewomenareangry.org) Certaines femmes féminines au contraire trouvent ça bien drôle! (Source)

Nous sommes aussi préoccupées que le Comité permanent sur le statut de la femme au Canada, formé en octobre 2004, sert seulement à promouvoir les organismes féministes et leur ordre du jour féministe au Canada. Le Comité a déclaré qu'il fait la promotion d'organismes de femmes «qui recherchent l'égalité». Bien sûr, sa définition étroite d'«égalité» exclut tous les autres organismes de femmes. Le premier rapport du Comité, déposé à la Chambre des communes le 10 février 2005, a recommandé que le financemnent pour les groupes de femmes [féministes] soit augmenté de 25%. Dans son deuxième rapport, déposé à la Chambre le 19 avril 2005, le Comité a recommandé qu'une «analyse de genre» soit faite sur tous les ministères fédéraux, leurs politiques, et leurs projets de loi. En pratique, le but de cette proposition est de s'assurer que toutes les actions gouvernementales soient soumises à la surveillance et à l'approbation féministe, de manière à garantir que l'idéologie féministe soit diffusée partout au Canada.

De telles recommandations extrêmes faites par le Comité permanent sur le statut de la femme montrent bien qu'il est déconnecté des opinions de la plupart des femmes Canadiennes. Les recommandations de ce groupe ne satisfont pas au processus démocratique concernant une consultation complète et un traitement équitable de tous les organismes.

Donc, nous recommandons que le discriminatoire Conseil du statut de la femme, de même que le Comité permanent sur le statut de la femme au Canada (FEWO), soient tous deux démantelés, puisqu'ils ne représentent que le point de vue unique d'un groupe d'intérêt de féministes. En bref, ces deux agences n'ont pour but que de faire la promotion des idées d'une poignée d'organisations féministes extrémistes, au dépens du contribuable Canadien. Ces idéologues féministes ne servent qu'à augmenter l'intolérance et le manque de respect envers celles qui ne partagent pas leur point de vue.

Concernant ce dernier point, il devrait être noté que les organismes de femmes, étant des groupes d'intérêt spéciaux, devraient être auto-financés, tout comme les VRAiEs femmes du Canada l'ont été depuis leur incorporation fédérale en 1983. Les VRAiEs femmes ont réussi à subsister sans dettes, financées seulement par les dons et les cotisations de nos membres, excepté quelques petites subventions du gouvernement. On devrait exiger que tous les groupes d'intérêt spéciaux fassent de même.

Résumé

Les groupes féministes ont peu ou pas de membres et sont, en fait, surtout des organismes-fantômes soutenus seulement par le financement qu'ils reçoivent de Condition Féminine Canada. Puisque ces organismes ne représentent personne, sinon les féministes radicales qui les dirigent, ils ne devraient pas recevoir de soutien financier du contribuable Canadien.

Veuillez agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs,

Lorraine McNamara
Présidente nationale
Les VRAiEs femmes du Canada

Veuillez écrire à:
L'honorable Stephen Harper
Premier ministre du Canada
Édifice Langevin
80 rue Wellington
Ottawa, ON K1A 0A2

L'honorable Beverley Oda, députée Conservateur
Ministre du Patrimoine canadien et du statut de la femme
Les Terrasses de la Chaudière
12e étage, 15 rue Eddy
Gatineau, Québec K1A 0M5

Veuillez faire valoir vos objections contre les politiques de financement de Condition Féminine Canada, et contre les politiques discriminatoires du Comité de la Chambre des communes sur Condition Féminine Canada.

Copyright © 2006 REAL Women of Canada. Traducteur: SJJ

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